les sols..vivants

 le sol ... un patrimoine vivant à préserver

 

    

 Une mince couche fragile...

Toute vie terrestre dépend du sol, mince couche de quelques centimètres ou dizaines de centimètres d'épaisseur, interface entre la roche du sous-sol et l'atmosphère. Le sol s'est formé sur des périodes géologiques très longues. Il est constitué d'éléments d'origine minérale, qui résultent de l'altération du sous-sol, et d'éléments d'origine organique, principalement végétale, sans cesse en évolution sous l'influence d'une vie intense. En plus de la matière morte, animale et végétale, le sol reçoit les particules en suspension dans l'atmosphère et les poussières cosmiques.

Dix millions de bactéries dans...un gramme de sol

Le sol ce n'est pas que de la terre et des cailloux. C'est avant tout un milieu où la vie prolifère, visible : vers, mollusques, insectes, rongeurs ou invisible : bactéries, champignons microscopiques, actinomycètes

Cette vie cachée étonne, on trouve dans un gramme de sol 10 millions de bactéries, un million d'actinomycètes, cent mille champignons. Ajoutons à cela des propriétés extraordinaires, par exemple des surfaces de contact avec l'air et l'eau qui peuvent aller de 100 à 800 mètres carrés par gramme. Le sol est un véritable réacteur biochimique. Quand il est en bonne santé l'eau s'y recycle et s'épure.

La fragmentation de la matiére organique

larve de cétoine

Insectes, vers, mollusques, cloportes, collemboles participent au recyclage de la matière organique. L'action mécanique de fragmentation est indispensable à la suite du processus de transformation qui sera achevé par des micro-organismes du sol

Le sol fonctionne comme un bio-réacteur où s'effectuent les transformations et les « recyclages » qui entretiennent la vie des plantes.

Le volume retenu par le sol dépend de sa composition et de sa structure. L'eau du sol dissout les minéraux qui « alimentent » les plantes, favorise la vie microbienne et joue un rôle important dans le processus de minéralisation de la matière organique.

Le sol un passage obligé pour l'eau

Le sol est un passage obligé pour l'eau. Elle peut rester en surface, où elle stagne ou ruisselle, ou s'infiltrer à plus ou moins grande profondeur dans le sous-sol dont elle renouvelle les réserves.

Le volume retenu par le sol dépend de sa composition et de sa structure. L'eau du sol dissout les minéraux qui « alimentent » les plantes, favorise la vie microbienne et joue un rôle important dans le processus de minéralisation de la matière organique

L'infiltration et le ruissélement

Dans les terres où la nature du sous-sol ne permet pas l'infiltration, le ruissellement intervient dès que le volume ou l'intensité des précipitations dépassent les capacités d'absorption du sol. Dans cette situation le débit des cours d'eau dépend directement des précipitations.

Sur des terrains à sous-sol perméable l'eau, après avoir imprégné le sol, s'infiltre en profondeur, s'accumule au contact des couches imperméables puis, après un temps plus ou moins long, reparaît en surface, au niveau des sources. Dans cette situation le débit des cours d'eau est entretenu par l'apport des sources.

 

Les quantités d'eau qui peuvent être absorbées puis infiltrées vers le sous-sol dépendent directement de la composition et de la structure du sol. Les vers de terre favorisent l'infiltration mais également la présence de galeries d'arthropodes, de rongeurs, de racines profondes. La faune et la flore jouant ce rôle d'infiltration disparaissent des sols qui subissent des interventions mécaniques répétées et qui reçoivent des pesticides.

Une terre travaillée trop finement et laissée à nu peut, sous l'impact de la pluie, devenir très rapidement aussi perméable qu'un parking de grande surface. D'une façon générale la culture intensive augmente le ruissellement et celui-ci a des effets négatifs d'autant plus marqués que les bassins versants ne sont pas aménagés pour en limiter les effets.